Chroniques insolentes
L'innommable, donc.
Il ne reste qu’une rose.
Quand fatigué, tu es parti
Dans cet ailleurs qui t’attendait
Rappelle toi, tu as promis
Tu as dit que d’où tu serais
Tu veillerais sur tes amis
Ce peuple qui t’avais porté
Que tu as sorti de la nuit
Par un beau soir du mois du mai.
Mais il ne reste pas grand-chose
Une histoire d’amour qui s’enfuit
Un rêve, des pétales de roses,
Les pleurs des enfants qu’on trahit
Tu n’étais pas encore sous terre,
Que les hommes qui te suivaient
Ont parlé de faire l’inventaire
Comme de vulgaires épiciers
Toi qui te méfiais des barbares
Tu n’as eu pour seuls héritiers
Que des incultes sans mémoires
Qui crachent dans les bénitiers
Et il ne reste plus grand-chose
Une écharpe rouge, un chapeau
Un poing enfermant une rose
Et des pantins qui parlent faux
Mais s’il ne reste qu’une chose
Pour garder l’espoir à présent
C’est le pétale d’une rose
Qui protège mon cœur d’enfant.
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