Chroniques insolentes

 

 
            Le Juge :  Monsieur, je vous défends...  

 
Beaumarchais :  Et moi, je vous attaque !





Lundi 10 décembre 2007
darrow-1.jpg L'innommable, donc.
Un colonel terroriste est accueilli en France avec tous les honneurs  d'un chef d'êtat. Nos gouvernants, sans honneur et sans scrupules prétendent nous faire des leçons de "réalisme", et affirmeNT d'un ton péremptoire qu'il faut aujourd'hui tendre la main à cet homme qui continue d'emprisonner les opposants politiques dans son pays.
Soyons juste, Kadhafi n'est pas pire que Poutine ou que le gouvernement chinois. Celui qui embrasse les uns peut embrasser l'autre sans complexe. C'est ce qu'on appelle la "droite décomplexée". Pour ces gens, les droits de l'homme comptent moins, beaucoup moins que le fric. Quant à l'honneur d'une nation, c'est futile à coté de la satisfaction des grands patrons.
J'apprends que Kouchner, cette grande conscience de la gauche morale restera au gouvernement. Kouchner, qui affirmait qu'il fallait bombarder la Serbie, que la guerre d'Irak était juste, que le droit d'ingérence devait faire trembler les dictatures du monde entier, le voilà aujourd'hui complice de la collaboration la plus abjecte qui puisse exister avec des dictatures. Quelle pitiée...

Rama Yade... Elle a protesté... Une fois de plus... Pour rien.
Il est des instants où il faut comprendre que quitter le navire est la seule façon de sauver son âme. Comprendra-t-elle qu'elle n'est pour ces ambitieux, qu'une caution ? Je lui souhaite.
Il n'y avait qu'à entendre Ollier tout à l'heure pour comprendre que ces gens ne t'aime pas; petite Rama.  Et ne crois pas pouvoir "agir" de l'intérieur sur la conscience de ces gens qui n'en ont pas. La cuillère en faux argent qu'ils t'ont donné est bien trop courte pour souper avec ces diables.

Les français ouvriront-ils enfin les yeux ? Mon peuple est-il à ce point devenu fou, égoïste, inconscient, pour supporter une telle politique ? N'y a-t-il plus vraiment que la vie des "people"étalée sur des kilomètres de magazines qui soit encore susceptible de les intéresser ?
Habitué aux livres d'Histoire, j'ai le douloureux sentiment que nous sommes revenus à une époque que je croyais révolues pour toujours. Celle des grandes duperies, des grands moralisateurs, des devises puantes : "Travail, Famille, Opus Deï". L'époque des puissants qui écrasaient les pauvres, parce que "c'était dans la logique des choses".

A l'évidence, le gouvernement Sarkozy tient ses promesses. Nous sommes entrés dans l'ère de la rupture. La rupture avec les grands humanismes qui nous firent progresser pendant des siècle et devenir une grande nation. Nous ne sommes plus une grande nation, ni même une nation moyenne. Nous sommes en train de devenir un peuple sans culture, sans idées, sans principes, sans ambitions (travailler plus même pour s'enrichir vraiment, n'est pas une ambition. Tout juste un projet d'épicier). Et un peuple qui ne porte plus de projets immense, un peuple qui vend son âme pour quelques poignées d'or ou de verroterie, est condamné à disparaître, comme ont disparus les romains, les zoulus, et les indiens d'Amériques.

Y aura-t-il un jour un Homme... ?
_bug_fck
- Publié dans : syndicatholique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 10 décembre 2007
Vendredi dernier, mon père est sorti radieu du tribunal.
Le  Secours Catholique , pour lequel il travaille, avait assisté victorieusement un homme que l'Administration a privé de papier pour des raisons ubuesque, et qui risquait la reconduite à la frontière, avec son fils, gravement malade, qui ne peut être opéré qu'en France. Victoire, donc...
Mais faut-il l'écrire ici ? Cet homme avait été dénoncé aux autorités françaises, par un "bon français", qui visiblement était imortuné par la présence prés de chez lui, d'une famille vivant dans la précarité.
Faut-il l'écrire ici ? Le préfet, sans connaître rien du dossier, avait demandé que cet homme soit reconduit à la frontière.
Faut-il l'écrire encore ? Au vu des documents présentés, le tribunal a prononcé la relaxe pure et simple.

Victoire ?
Pour ma part, je suis écoeuré de cet "Etat" qui prétends expulser des gens qui pourtant ne doivent pas l'être (du moins aux yeux de la justice). Ecoeuré de ces petits fonctionnaires qui n'ont qu'un objectif : expulser le quota exigé par un ministre inhumain. Ecoeuré de ces nostalgiques de Vichy qui dénonce le pauvre et l'étranger comme ils dénonçaient hier encore les juifs et les homosexuels.

Et ce n'est pas terminé...
Il paraît que la police s'apprête à payer les  braves citoyens prêt à  l'aider à faire inculper les délinquants.  Pour augmenter notre pouvoir d'achat, nous n'aurons bientôt plus qu'à dénoncer les voisins que nous haïssons.
"Monsieur le commissaire, je suis un bon français, et je tiens à vous informer que mon voisin qui est au chômage depuis 4 ans roule en Ferrari, que dans la rue d'à coté, un noir vit avec deux femmes et 10 enfants dans un deux pièces, que mon fils deale du shit et que ma mère se prostitue sans déclarer quoique ce soit aux impôts..."

Est-ce cette France que souhaitaient hier 53% des français ?
Une France qui encourage la délation et qui crache sur les droits humains ?
J'exagère ?
Non, c'est un simple constat : Au nom du commerce, Poutine est devenu notre ami, qu'importe les opposants politiques en prison. Bush est devenu notre ami, qu'importe les torture de Guantanamo. Les chinois sont nos amis, qu'importe les exécutions, les opposants assassinés, emprisonnés, etc... Khadafi est également notre grand pote, qu'importe les infirmières bulgares, les victimes du terrorisme, et autre pacotille...
Tout cela, parce que, nous explique doctement les caudillos de l'UMP et leurs traîtres de service, au nom du réalisme politique, au nom du commerce, au nom des profits de notre écoeurante mafia patronale qui n'a jamais assez d'argent.

Et Dieu dans tout cela ?
Ben... Il serait temps qu'il nous fasse signe, parce qu'au dernières nouvelles, la moitié des français travailleront bientôt le dimanche pendant que l'autre moitié ira "en famille" claquer son fric dans les magasins. Pas sur qu'il reste grand monde dans les églises...





- Publié dans : syndicatholique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 6 décembre 2007
Non, trés chers amis, l'Insolent n'est pas mort.
Il est juste épuisé. Tellement épuisé qu'il n'est plus insolent que par automatisme, dans sa vie professionnelle.

Elu il y a quelque mois Secrétaire Général de mon syndicat, il m'a fallu enfiler le costume de ma fonction, sans pour autant prendre une semaine de vacances à bord d'un yatch prété par un de mes ennemis patrons.
Il m'a fallu, et il me faut encore participer à une difficile négociation concernant les régimes spéciaux de retraites.
Il me faut en même temps, défendre quotidiennement les malheureux qui défilent dans mon bureau, victimes de la mafia patronale qui dirige les entreprise.
Pour tout cela, parce que c'est indispensable, parce qu'il en va de mon équilibre psychique, je reste insolent.

Mais (et la parenthèse que j'ouvre exceptionnellement sera définitivement refermée à la fin de cet article), j'ai également une vie privée. Une vie privée sur laquelle je ne veux pas m'étendre, parce que les souffrances qu'elle me font subir sont dérisoires par rapport à celles du reste de mes frères humains.
Cela dit, je vous dois, à vous qui me faîte l'honneur de lire mes gribouillis, et de rester fidèles à ces pages, un minimum d'expliquations. Les voici : Je divorce.

Aprés 15 ans de mariage, avec deux enfants que j'adore, et qui n'ont que 10 et 7 ans.
Je divorce, donc, je revends la maison. J'emmènage bientôt dans un (tout) petit appartement. Et ce divorce qui devait se passer à l'amiable...est en train de partir en cacahouète.

Alors, je suis épuisé.
Alors quand je rentre chez moi, et que je trouve quelques minutes entre le notaire, l'avocat, l'agence immobilière, Mme le juge, la banque, etc... Je n'ai plus la force de fustiger les imbéciles sur le web.

Voilà, c'est dit.

A cela, on ajoutera que déménager signifie coupure d'internet durant quelques longues semaines. Certes, j'ai toujours le net au syndicat, mais resterai-je jusqu'à l'aube pour raconter ma vie ? Rien n'est moins sur.
Cela dit, si vous envoyez des messages, ayez la certitude qu'ils seront lus. Et dans la mesure du possible, je tenterai de vous donner des nouvelles du front.

A bientôt chers amis. Et encore merci...

- Publié dans : syndicatholique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 14 juillet 2007



Il ne reste qu’une rose.

 

Quand fatigué, tu es parti
Dans cet ailleurs qui t’attendait
Rappelle toi, tu as promis
Tu as dit que d’où tu serais
Tu veillerais sur tes amis
Ce peuple qui t’avais porté
Que tu as sorti de la nuit
Par un beau soir du mois du mai.
 

Mais il ne reste pas grand-chose
Une histoire d’amour qui s’enfuit
Un rêve, des pétales de roses,
Les pleurs des enfants qu’on trahit
 

Tu n’étais pas encore sous terre,
Que les hommes qui te suivaient
Ont parlé de faire l’inventaire
Comme de vulgaires épiciers
Toi qui te méfiais des barbares
Tu n’as eu pour seuls héritiers
Que des incultes sans mémoires
Qui crachent dans les bénitiers

Et il ne reste plus grand-chose
Une écharpe rouge, un chapeau
Un poing enfermant une rose

Et des pantins qui parlent faux


 

Mais s’il ne reste qu’une chose
Pour garder l’espoir à présent
C’est le pétale d’une rose
Qui protège mon cœur d’enfant.

 

Par Pascal - Publié dans : syndicatholique
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Samedi 14 juillet 2007



Depuis plusieurs années, notre société qui a perdu le sens de tout, a pris l'habitude de fêter le 14 juillet le...13 juillet. Ainsi, hier, la mairie de mon auguste ville a organisé un repas champêtre "républicain" derrière chez moi, avec à la fin l'inévitable feu d'artifice dont j'ai précédement parlé. Bon, c'était inévitable, et j'ai fait contre mauvaise fortune bon coeur (comme on dit) et j'ai regardé ça du haut de mon second étage avec mon fils. De là-haut, on peut voir les feux d'artifices de toute la région, sans être obligé de se taper les bousculade "populaire" et les exclamations débiles des curieux (Oh comme elle est belle... Oh la belle bleue... taisez vous les mômes... Putain quel est le con qui m'a marché sur les pieds... papa, je vois rien, la dame devant m'empêche de voir, etc...).

Ensuite, vers minuit, nous nous sommes mis au lit... Et BAOUM... Les blaireaux qui habitent quelques maisons plus loin ont décidé de faire leur feu d'artifices privé, avec une dizaine de pauvres pétards bien bruyant et quelques fusées usagées qui par miracles n'ont pas mis le feu au quartier comme l'année dernière...

Ce matin, donc, jour férié.
C'est à dire jour de fête.
C'est à dire jour exceptionnel d'ouverture des magasins de fringues, de pompes, de sacs à mains, et autres conneries qui continuent allégrement de solder les merdes invendues depuis janvier.

Je me rends compte que je n'ai pas encore écrit quoique ce soit sur notre belle fête nationale sur le blog. Je vous propose donc de tenter une expérience : demander à un quelconque quidam "Pourquoi" le 14 juillet est un jour de fête.
Je vous promets que vous aurez sans mal les réponses suivantes : " Ben... C'est le jour où les français gagnent une étape dans le tour de France." Ou encore : " C'est quand le Général de Gaulle a battu les arabes à Poitier par 3 à 0." Ou bien : "C'est férié, parce qu'il faut bien se reposer aprés le bal du 13 juillet..."
Vous pensez que j'exagère ? Posez donc la question au premier zozo qui passera devant chez vous, la casquette à l'envers et le froc descendu au niveau des genoux pour voir. Juste pour voir...

Symboliquement, le jour de la fête nationale est un jour où le peuple est censé communier dans un même esprit, autour d'un fait ayant marqué l'Histoire du pays. Un truc comme la victoire de la coupe du monde en 1998 par exemple.
Avant, c'était le 15 aout... Fête de la Vierge Marie.
Mais la République a décidé que ce n'était plus une bonne idée. Alors elle a choisi le 14 juillet. Date de la prise de la Bastille par les insurgés de 1789. Dans les livres d'histoire du XIX siécle, et notament chez Michelet, on explique que la Bastille était imprenable, qu'il fallait un miracle, une volonté invincible de détruire la dictature monarchique... Et que ce miracle eut lieu. Alléluia et Gloire à Robespierre au plus haut des cieux.
Mais... Si on lit d'autres livres d'histoires, et des livres sérieux (pas des révisionistes... Non, des types comme Louis Madelin, ou Decaux, ou autre gars respectables...) on apprend que la Bastille n'abritait plus que quelques prisonniers (3 assassins et un fou), que le gouverneur de cette prison voyant le peuple attroupé refusa de lui tirer dessus, et qu'il en fut récompensé. En effet, les furieux réussirent à entrer, massacrèrent les gardes et lui coupèrent la tête. Tête qu'ils brandissèrent ensuite en défilant...
La prise de la Bastille est donc un acte barbare.
Et c'est cela que l'on fête. C'est cette barbarie qui est censée nous unir...

"Le jour du 14 juillet, je reste dans mon lit douillet
 La musique qui marche au pas, cela ne me regarde pas
 Je ne fais pourtant de tort à personne
 En écoutant pas le clairon qui sonne
 Mais les "braves" gens n'aiment pas que
 L'on suive une autre route qu'eux..."

Merci Brassens... Je me sens moins seul quelquefois. Grace à toi...
Par Pascal - Publié dans : syndicatholique
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus